La séduction et ses aléas...

Publié le 26 Janvier 2017

 

Sa main ouverte passa sur ses joues rudes, titillant sa contrariété. Ari pensa que dévaliser cent banques s’avérait une mission bien plus facile que de séduire cette Claudi. L’habitude de s’emparer de toutes les femmes qui croisaient son chemin et pour lesquelles il avait un béguin momentané fut un amusement agréable, mais il se lassait aussi vite. Certes, il assouvissait ses instincts libidineux, mais se retrouvait seul, une fois l’objet consommé. Pendant de très nombreuses années, cela fit son bonheur, surtout dans sa trentaine, où les hormones modulaient toutes ses humeurs et la testostérone gonflait ses poussées d’adrénaline. Il carburait à l’énergie sexuelle et se payait autant de maîtresses qu’il le désirait, mais la quarantaine s’annonçait plus sage et moins prolifique, au niveau des conquêtes, s’entend. Il comprenait d’instinct que Claudi ne fonctionnait pas selon son vieux schéma et qu’il ne pourrait pas la prendre tout simplement en lui offrant de l’argent. Il savait aussi que ce n’est pas avec son air de tueur qu’il la séduirait. Il lui faudrait jouer de ruse et d’intelligence. Il considéra son entreprise de séduction comme un défi. De toute manière, il n’avait plus le choix, depuis des mois sa sexualité suivait une pente descendante qui commençait à le troubler. Aucune femme n’arrivait à provoquer le moindre désir chez lui, encore moins l’exciter au point que son instrument réagisse. C’est tout juste s’il s’en servait pour conserver un semblant d’autonomie. Mais cette Claudi réveillait le lion endormi jusqu’à son appendice et il sentait, dès qu’il se trouvait en sa présence, ses bourses se tendre et remonter insensiblement.

 

Texte directement du Princess Dream.

 

Rédigé par Robert Alair

Publié dans #Le Princess Dream

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