La richesse du caïd :

Publié le 21 Janvier 2017

 

Ari enfila la dernière gorgée de son Dom Pérignon et se dirigea vers son endroit de prédilection à l’étage au-dessus : une pièce de quatre-vingt-sept mètres carrés avec une luxueuse salle de bains attenante. Cette suite constitue en quelque sorte son bureau de travail. Les murs lambrissés de boiseries capiteuses et les accessoires rehaussés d’or fin imprègnent l’appartement principal du caïd d’une vibrante atmosphère. L’ameublement présent, fabriqué sur mesure par des ébénistes spécialisés, tire à quatre épingles chaque recoin tandis que les nombreux éléments d’éclairage sous domotique créent des ambiances coordonnées avec l’heure du jour. Le maître s’assied devant son bureau en palissandre pour prendre note de ses courriels sur son Mac Book plaqué or.

 

 

Aux cuisines, trois étages plus bas, l’équipe de cuistots sous la direction de Marco, confectionnait depuis le matin les petits plats d’accompagnement pour la dégustation du homard de l’Île-du-Prince-Édouard. Aussi, les équipiers dressaient le tout pour vingt-quatre convives dans la salle à manger du pont supérieur. Le service de couverts importé de Russie, les assiettes peintes à la main de Chavannes, la collection hors série de verre à vin de Murano et les napperons Givenchy ornaient avec beaucoup d’élégance la longue table de vingt mètres en bois d’ébène de Macassar sur laquelle le dîner serait offert. 

 

Le Princess Dream, chapitre 3

Rédigé par Robert Alair

Publié dans #Le Princess Dream

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